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ILYMUN : Ils nous ont représentés

  • 11 mars 2015
  • 3 min de lecture

Le modèle des Nations Unies (MUN) est une institution qui vise à promouvoir la diplomatie, les relations internationales et l’Organisation des Nations Unies établie dès le lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Dans un monde où tout semble contrôlé par un système financier capitaliste, il est important de comprendre que les relations internationales bien que conflictuelles sont au cœur de la mondialisation que nous connaissons aujourd’hui.

MUN s’est d’abord implanté dans plusieurs villes américaines comme New York où se situe actuellement le siège des Nations Unies. Les élèves de l’école internationale des Nations Unies (United Nations International School) ont d’ailleurs la chance de côtoyer des représentants et des membres des Nations Unies et d’assister aux véritables débats. L’objectif du modèle des Nations Unies étant de rendre compte de la complexité des échanges et des relations internationales, les élèves d’horizons différents y sont conviés. Le MUN s’est par la suite étendu au monde entier notamment en Asie et en Europe.

Dans ce cadre de simulation des Nations Unies, douze élèves du lycée Gustave Flaubert de La Marsa choisis sur une quarantaine d’élèves potentiels ont été généreusement accueillis à Lyon, par l’école internationale de Lyon. Le travail remarquable des organisateurs de cet évènement hors du commun s’est soldé par un séjour particulièrement mémorable. Le fait même d’imaginer pouvoir rendre un monde meilleur pour notre génération mais également pour les générations à venir, n’était plus qu’un simple idéal utopiste mais un engouement collectif bien réel. Nous avons donc pris place dans différents comités mis en place par les Nations Unies en représentant un pays reconnu par ces dernières. Les différents comités devaient traiter de thèmes différents en rapport avec l’objectif même de ses débats. Dans le comité « ECOSOC » (Economic and social council), le maitre mot était de vaincre les inégalités économiques mondiales tout en abolissant le travail infantile. C’est dans cette optique que des débats riches et bien menés ont été conduits par les différents représentants des pays. Après avoir discuté et débattu sous l’œil intransigeant des « chairs » sur des lois ou amendements à ratifier ou à mettre en place, tous les représentants se sont vu accorder le droit de voter en faveur ou contre une clause, en prenant en compte la politique sociale et économique du pays représenté. À l’hôtel de la région où les conférences ont été animées, des élèves de tout l’hexagone mais également venus d’Europe se sont tous rassemblés dans ce lieu mythique et particulièrement impressionnant, régis par un objectif commun, celui de rendre un monde meilleur. À la clé des rencontres inoubliables couronnées de moments gravés dans nos mémoires pour longtemps.

Cette immersion totale dans le monde des affaires étrangères est le témoin des capacités d’adaptation et de travail en équipe de notre génération souvent considérée comme une génération imbue d’elle-même, en quête permanente de succès personnels à partager sur les réseaux sociaux. Cette projection vers la « vie réelle » a par ailleurs pour objet non pas de simplement jouer des rôles de représentants de pays, mais surtout de répondre aux objectifs du millénaire mis en place dès l’an 2000. À l’époque, l’ONU confrontée à des nombreux problèmes a établi sept objectifs à atteindre avant 2030. Parmi les principaux buts à atteindre, on compte l’interdiction du travail des enfants, proposer une agriculture durable et des ressources en eau à la totalité de la population internationale et la réduction des inégalités. Il nous semble, en effet, aberrant de penser qu’aujourd’hui, au XXIème siècle, 1% de la population la plus fortunée du monde possèdera plus de 50% des richesses du monde d’ici 2016. Comme le souligne l’organisation non-gouvernementale OXFAM, les inégalités économiques ne sont pas uniquement un mal sociétal en constante augmentation, mais sont un frein à la création de croissance économique et une réelle menace au développement des pays. C’est pourquoi, tous les pays sont appelés à réduire leurs inégalités en ratifiant des clauses proposées lors de conférences diverses. Cette prise de conscience a lieu en période de crise économique où les plus démunis, considérés parfois comme des marginaux sont oubliés par les gouvernements. Les Nations Unies s’obligent donc à accorder les mêmes droits à tous les citoyens qui, rappelons-le sont nés égaux en droit d’après la Déclaration des droits de l’homme.

La cérémonie de clôture de ces trois jours de débat, s’est achevé par un vote de l’ensemble des délégués afin d’offrir une somme s’élevant à 1000 euros à une ONG luttant contre des inégalités différentes. Après des concertations entre les membres des différents pays, l’assemblée a décidé d’accorder cette somme à « médecin sans frontières » qui combat quotidiennement pour que tous les citoyens du monde puissent bénéficier des soins pour vivre en bonne santé.

Nous voulons donc remercier nos professeurs de nous avoir permis de réaliser ce voyage et cette expérience qui resteront, pour certains la meilleure expérience de leur scolarité.

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